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Pour sortir de la transparence illusoire qui rend invisible et du paraître qui rend faux et accéder à l’Etre, nous devons être dans la transparence véritable.

Cela nécessite d’être trans-parent, de nous reparenter. C’est à dire de réparer les aspects de nous-mêmes qui ne sont pas dans l’amour afin d’accéder à la pureté de notre essence.

La pureté permet d’être le réceptacle du Divin, pour laisser transparaitre totalement qui nous sommes, c’est-à-dire pour exprimer pleinement notre Etre.

Cela implique :

  • une mise à jour de tous nos corps, le corps physique et les corps subtils, de notre champ d’énergie dans ses multidimensions,
  • d’être vide pour se laisser remplir, non d’une énergie extérieure mais d’une énergie qui est déjà pleinement là,
  • d’apaiser le mental pour accéder à son ressenti et déterminer le choix le plus juste à chaque instant.

    Cela m’a rappellé ces quelques phrases que j’avais écrites lorsque j’avais une quinzaine d’années.

    Elle écrivit, comme on se penche près d’un ami pour lui murmurer son destin précieux à l’oreille. Elle révélait à cette page blanche une parcelle d’elle-même, une pincée de son imaginaire.

    Elle souriait beaucoup mais parlait peu pour dire peu de chose. Elle échangeait des instants précieux et profonds avec ceux qu’elle sentait dignes et compréhensifs. Elle n’aimait pas ces rendez-vous mondains formalisés, elle préférait la sobriété illuminée des rencontres de profondeur.

    Elle repensait aux douces paroles d’un musicien rencontré. « Cet enfant porte en elle un malheur trop lourd pour son cœur, et un jour elle me l’a confié. Mais les larmes toujours coulent ; sur ses joues déposent la rosée, lorsqu’elle entend un chant émouvant. Elle est belle comme une fleur, ses yeux reflètent son éternelle douceur. Pour elle, je composerais l’infini, j’oserais des accords inassouvis, je bercerais ses lèvres au son des miennes, leur laissant esquisser un sourire. Tendrement je lui prendrais la main, patiemment j’apaiserais son chagrin. »

    Elle écrivait, et les mots qu’elle choisissait, elle les réfléchissait et leur donnait leur sens profond. Il ne faut pas écrire pour faire patienter le lecteur mais s’engager comme devant un auditoire qui demande à ce qu’on lui apporte quelque chose.

    Elle réfléchissait sur la vie, sur le sort de ces individus, passant, marchant toujours à la même allure, sautant parfois, courant souvent, mais s’arrêtant rarement. Tous s’engouffraient dans le tumulte des sollicitations sans se retourner sur eux-mêmes.

    Avaient-ils déjà essayé de se centrer à l’intérieur, de densifier leur esprit et de sentir comme un nuage en émerger. Un nuage ? Oui c’est cela. Une légèreté et une liberté, un vide sorti de l’inextricable, un vide pourtant plus intense que la matière la plus dense, lumineux !

    Elle réfléchissait au bonheur…

    J’ai couru la terre, pour trouver le mystère et maintenant je ne sais pas ! J’ai fini mon verre, je m’assois et j’écris cela… Que crois-tu, oh toi le passant ? Cherches-tu comme moi l’idéal du temps ? Dis-moi, le bonheur c’est comment ?

    Pour elle, le bonheur se construisait. L’existence n’était pas une course éperdue qu’on commence sans savoir pourquoi, juste parce qu’on a tiré les trois coups du départ. Le bonheur, ça s’apprivoise. C’est à force de patience et de justesse d’esprit qu’on prend conscience du bonheur du moment. Le carpe diem devait-être un mûrissement concret et signifier qu’il faut profiter pleinement des situations, et non pas un laisser-aller irréfléchi.

    La vie était bien mystérieuse, elle menait sur des chemins dont on ne voulait pas commencer le tracé. Elle nous projetait dans le tourment de passions incontrôlées.

    Les tourments effeuillent l’âme comme le vent déplume les arbres de l’automne vieillissant, et le chemin est bien long avant d’atteindre le printemps éternel qui fait éclore les jeunes filles en fleur…

    Véronique

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