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J’ai terminé ma diète de 40 jours.

J’avais déjà une alimentation plutôt saine mais j’avais ressenti le besoin de passer à un niveau supérieur de pureté.

Cette diète est une expérience concrète qui m’a permis d’intégrer plusieurs concepts. Je fais partie de ces personnes qui ont besoin de vivre des situations pour véritablement intégrer les apprentissages.

Voici 15 prises de conscience que ce voyage m’a permis d’effectuer.

1. Les peurs disparaissent en passant à l’action

Au commencement de cette diète, j’avais peur. Peur d’être fatiguée, peur de ne pas avoir suffisamment d’énergie, peur de manquer, peur d’éprouver des désirs et de ne pas arriver à les réprimer,…

Et ce fut le contraire. J’ai eu davantage d’énergie, j’ai moins eu besoin de manger, manger n’était plus une question en tant que telle.

Ce constat peut se transposer à de nombreuses situations de vie. Très souvent nous avons peur par projection et nos peurs disparaissent lorsque nous passons à l’action.

 2. Le détachement apporte la sécurité

Je suis de nature hypersensible et insécure. Ma relation à la nourriture est émotionnelle. Cela remonte à mon enfance, où ma mère me nourrissait abondamment de son sein généreux et je pense avoir associé manger à la sécurité.

Plus tard, pendant l’adolescence, ma blessure d’abandon s’est fortement réouverte et je l’ai comblée par la nourriture. Ainsi, ma relation à la nourriture a été compulsive pour venir combler un vide, une insécurité, une peur. Par la suite, j’ai fait le yoyo passant par des phases d’anorexie / boulimie. La nourriture est devenue mon sauveur et mon bourreau.

Pendant cette diète, je voulais changer l’équation : et si je ressentais de la sécurité dans le vide ? J’ai ainsi intégré qu’alors je ne manque de rien et lorsque je n’ai plus d’attachement, je me détache des peurs associées.

 3. Sortir de la dépendance et prendre sa pleine responsabilité

Nous avons tous des parts de nous-même qui sont autonomes et matures et d’autres qui le sont moins. Pour ma part, cette expérience de diète alimentaire m’a permis de revoir mon schéma de dépendance. En particulier, comment je nourris mes propres besoins ? Est-ce par moi-même ou par l’extérieur. Pas anodin que le mot nourrir soit utilisé pour le matériel et l’immatériel. Si je me sens vide, je me remplis de l’extérieur et je suis difficilement rassasiée. Si je me sens pleine, je me nourris pour soutenir mon énergie mais pas pour combler un vide.

Ressentir, et avoir cette prise de conscience au travers de la nourriture, que tout part de mon énergie interne fait naître un sentiment de puissance pour me positionner par rapport à l’extérieur.

 4. Grandir dans l’amour de soi

Tout chemin initiatique est un chemin d’amour.

Cette diète a augmenté la conscience de soi et la considération que je me donne. En me nourrissant uniquement de produits sains, j’ai augmenté ma valeur personnelle. Cette expérience m’a permis de me réapproprier ma capacité à choisir ce qui est réellement bon pour moi, indépendamment de la valeur nutritionnelle qu’on donne aux aliments.

S’alimenter en conscience, augmente la confiance en son ressenti et permet de récupérer son pouvoir de décision.

 

5. Chaque évolution passe par rendre l’inconfort confortable

Au début de la diète, j’ai dû réorganiser ma manière de manger et de cuisiner. Au début cela a été quelque peu inconfortable, mes appréhensions remontaient et mon organisme devait s’habituer à cette nouvelle manière de manger. Comme je ressentais du bien-être, mon système nerveux a accepté cela et au bout d’un certain temps, c’est devenu agréable.

Tout changement que nous voulons voir dans notre vie passe par une période d’inconfort. Accepter l’inconfort nous permet de nous fortifier. Dépasser l’inconfort permet de passer de la fragilité à l’agilité.

 

6. S’engager avec une dévotion spirituelle

Personne ne m’a imposé d’effectuer cette diète. Mon âme me l’a insufflée. A chaque instant, je savais que je conservais mon libre arbitre pour la poursuivre ou non. L’engagement pris était fort et je ressentais que je devais vivre cette diète jusqu’au bout pour passer un cap, libérer mes cellules en profondeur,  me libérer de formatages inconscients et renforcer mon énergie et ma vitalité.

C’est ce que j’appelle s’engager avec une dévotion spirituelle. Oui il y a des moments d’inconforts mais lorsqu’on se connecte à une dimension plus haute de nous-même, l’engagement lui-même nous soutient  dans cet accomplissement et ce qui pourrait nous en détourner est évincé.

J’ai ainsi éprouvé qu’il s’agit moins d’une contrainte que d’une capacité à choisir. Choisir ce qui est réellement bien pour soi est une décision personnelle de chaque instant. Cette dévotion n’est pas un chemin contre soi mais bel et bien vers soi, en honorant son être et en en prenant soin.

 

7. Cultiver la gratitude

Me nourrir uniquement de fruits et légumes crus, de graines et d’aliments biologiques non transformés m’a remplie de joie et de gratitude par rapport à la richesse de notre Terre Mère. La nature est abondante et généreuse.

Cuisiner et manger en conscience a renforcé ma conscience de la valeur des aliments sains et de l’interdépendance. J’éprouve une telle reconnaissance envers la nature et tous les humains qui impliqués dans ce circuit, depuis la production jusqu’à mon assiette. L’essentiel est dans cet humanisme conscient et respectueux.

De plus, ce mélange de couleurs et de saveurs offre une nouvelle palette à ma créativité. Tout est si beau !

8. Soutenir son équilibre intérieur

Cette manière de m’alimenter soutient l’intégration d’un ordre où tout à sa place, en équilibre.

Lorsque je me sens équilibrée, l’environnement s’équilibre. Et alors je suis libre, au sens de libérée d’une pression à soutenir l’équilibre extérieur. Car j’intègre qu’il n’y a que l’intérieur qui est en mon pouvoir.

9. Cultiver une vitalité harmonieuse

En mangeant cru, je mange moins mais mieux. En mangeant une alimentation vivante, je me sens dans une vitalité vibrante.

Manger cru permet de ralentir, de libérer l’esprit car c’est naturel et donc plus simple. Le mental lâche car il n’y a pas de recette à suivre, juste à se laisser guider par son inspiration. Manger cru augmente la conscience de l’instant présent et permet d’être davantage à l’écoute de son corps et de ses besoins.

Manger cru permet d’avoir de la constance et de la stabilité. Le corps fonctionne de manière optimale car le carburant alimentaire est en harmonie avec lui. Le corps n’a plus à intégrer des informations inconnues, à détoxifier des produits chimiques, digérer du lourd,… Les produits raffinés apportent l’inverse du raffinement. Ils apportent l’excès qui nourrit les travers de l’ego au détriment de l’âme.

Manger cru soutient la simplification. Se nourrir de fruits et légumes dans leur beauté originelle permet de revenir à une vie plus authentique. Cela libère l’esprit et l’énergie qui en résulte peut être mise à profit pour ce qui est essentiel.

 

10. Se purifier pour y voir clair

Cette diète n’a pas été un long fleuve tranquille. Elle m’a poussée à aller voir mes zones d’ombre et à chercher de nouvelles manières de changer mes comportements et habitudes.

A l’image du lotus qui plonge ses racines dans la boue et fleurit à merveille, j’ai dû plonger dans mes racines personnelles, familiales, et aussi collectives et y apporter beaucoup d’amour pour libérer la lumière.

Cette diète m’a permis de purifier mon corps. Purifier permet de faire remonter les incohérences, peurs, doutes, limitations,… de laver les couches égotiques qui masquent la pureté originelle du cœur et de plonger dans les profondeurs de son être pour laisser émerger ce qui a besoin d’être nettoyé pour accéder à l’unité.

 

11. Réunifier les parts de son âme

Une fois le corps purifié, les plans vital, mental, émotionnel et causal nettoyés, le joyau de notre cœur brille d’une lumière plus pure et tel un aimant, il attire les parts morcelées de l’âme qui retrouve son intégrité.

Ainsi purifié, les charges physiques, mentales, émotionnelles et karmiques diminuent et c’est davantage notre être authentique qui vibre et alors nous devenons plus magnétique à ce qui nous correspond vraiment.

12. Honorer son temple sacré pour accéder à d’autres plans de conscience

Lorsque nous  savons de quoi notre corps a besoin et que nous lui apportons les aliments de la Terre Mère comme une offrande dans un Temple Sacré, alors l’âme se sent en sécurité et l’Esprit peut se manifester.

Car alors dans ce temple sacré, tout est calme et limpide, tout est propre et clair, l‘énergie est plus élevée et l’accès à la dimension spirituelle d’autres plans de conscience s’ouvre davantage.

13. La transformation apparaît au-delà du connu

C’est à partir du 22è jour de diète que c’est devenu plus difficile pour moi. Une lassitude s’installait et des envies remontaient.

Cela  m’a permis de faire un autre apprentissage qui est qu’il faut aller au-delà du connu pour avoir des compréhensions d’un autre niveau. En effet, je n’avais jamais fait de diète avec uniquement des fruits et légumes crus, des graines et quelques protéines, mais j’avais déjà fait des diètes de sucre sur 21 jours.

J’ai pris conscience que lorsqu’on a déjà fait le chemin même si ce n’est pas exactement le même, le subconscient est rassuré. Au-delà, il se produit une contraction. C’était super pour moi de véritablement comprendre qu’il faut aller au-delà du connu pour accéder à des transformations d’un autre ordre.

14. Pour avancer dans la durée, il faut de la flexibilité

Pour réaliser une diète ou un projet quel qu’il soit sur la durée, il est primordial de poser l’intention de départ et une ligne conductrice, tout en se laissant la possibilité d’évoluer en cours de route pour soutenir un bienveillant plaisir.

Ainsi au départ, je pensais manger des légumes crus et aussi cuits mais dès les premiers jours j’ai supprimé les légumes cuits car je n’en n’avais pas envie. D’autre part, j’avais décidé d’éliminer gluten, féculent, légumineuse, café, sucre. Concernant les protéines, j’ai mangé quelques fois des œufs, des yaourts de coco et des protéines de soja lorsque je sentais que mon corps en avait besoin.

Ainsi je suis restée à l’écoute de mon ressenti et j’ai écouté les besoins de mon corps que j’ai respectés pour avancer avec joie et flexibilité.

15. Laisser mourir pour renaître

Je m’étais préparée à cette diète, comme on se prépare à un voyage. Mais je ne m’étais pas préparée à l’après. Et la décompensation a été rude.

En plus, cela a coïncidé avec une libération de relations et vieux schémas qui m’a fragilisée physiquement et émotionnellement jusqu’à ce que ça lâche. Et alors j’ai ressenti que la résilience était véritablement atteinte… jusqu’à la prochaine fois.

M’est alors venue cette inspiration en lien avec ce que l’humanité vit actuellement. Les énergies actuelles deviennent de plus en plus fortes, laissant remonter à la surface ce qui est dissonant. La violence vis à vis des femmes, des noirs, les scandales sexuels, politiques, financiers,… Tout cela remonte pour être libéré car le moment est venu.

Comme après ma diète, mon corps était purifié et les traumas résiduels sont remontés à la surface au moment où j’ai lâché ma focalisation sur l’accomplissement de la diète, pour me permettre de pleinement renaître à mon nouveau moi.

Acceptons que le moment est venu de laisser mourir l’ancien et de voir naître les nouvelles inspirations de ce nouveau paradigme.

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